
Dans le cadre de la campagne électorale québécoise, la CSN-Construction souhaitait connaître clairement les positions et les engagements des différentes formations politiques sur les principaux enjeux qui touchent les travailleuses et les travailleurs de l’industrie de la construction.
Dans le respect de notre caractère non partisan, on a invité chaque parti à répondre à neuf questions portant sur des sujets qui influencent concrètement le travail et le quotidien des travailleuses et des travailleurs de la construction.
On vous présente ici les réponses obtenues!
Et pour rester 100% transparents, on vous permet aussi de consulter les lettres complètes reçues par les partis, il suffit d’aller voir au bas de la page.
Pour la CSN-Construction, l’encadrement du recours aux travailleurs de remplacement est essentiel au maintien d’un rapport de force équilibré entre les parties lors d’un conflit de travail.
Aucune réponse sur ce sujet dans leur correspondance.
Le PCQ nous a indiqué avoir pris la décision de ne pas donner suite à nos demandes.
En matière de relations de travail, nous croyons à l’importance d’un rapport de force équilibré et de règles claires qui favorisent la négociation et la conclusion d’ententes. Le droit de grève est un droit fondamental et nous allons toujours le défendre. Nous sommes d’ailleurs favorables à l’idée d’analyser l’ajout de dispositions anti-briseurs de grèves et allons travailler avec les différentes parties pour moderniser les normes du travail et de la construction.
Aucune réponse en date de publication de ce dossier.
Oui. Québec solidaire consolidera les lois anti-briseurs de grève au Québec, en plus d’interdire les lockouts. Mais ce n’est pas tout. Face aux récentes attaques antisyndicales et aux mutations du marché du travail, un gouvernement solidaire retirera les récentes lois attaquant les droits du travail et syndicaux des Québécoises et Québécois. Il réformera le Code du travail afin de protéger et d’élargir les droits des travailleuses et des travailleurs, notamment en facilitant la syndicalisation, en renforçant la protection syndicale et en reconnaissant le droit aux grèves politiques et de solidarité.
La présence des représentant-es en santé et en sécurité (RSS) sur les chantiers constitue une avancée importante en matière de prévention et permet aux travailleuses et aux travailleurs de participer directement à la prise en charge de leur santé et de leur sécurité.
Aucune réponse claire sur ce sujet dans leur réponse; ils mentionnent avoir créé la fonction de RSS (‘La création, grâce à l’adoption de la Loi modernisant le régime de santé et sécurité du travail, de la fonction de représentant en santé et sécurité‘), mais ne répondent absolument pas à l’engagement demandé de ne pas reprendre les reculs proposés dans le PL 27, ni à la consolidation de leur présence, indépendance, formation ou ressources.
Le PCQ nous a indiqué avoir pris la décision de ne pas donner suite à nos demandes.
En matière de santé et de sécurité du travail, notre approche repose d’abord sur la prévention. Il faut pouvoir identifier les dangers, prévenir les accidents et intervenir directement sur les chantiers. Les représentants en santé et en sécurité s’inscrivent pleinement dans cette logique et contribuent à faire de la prévention une responsabilité quotidienne dans les milieux de travail.
Aucune réponse en date de publication de ce dossier.
Oui. Le député solidaire d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, s’est porté à leur défense dans le cadre du projet de loi 27 déposé par la CAQ qui cherchait à réduire drastiquement leur présence sur les chantiers. Les RSS à temps plein sont un maillon absolument essentiel de la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs et travailleuses sur les chantiers. Un gouvernement solidaire les maintiendra, et consolidera leur présence, leur indépendance, leur formation et les ressources mises à leur disposition.
Les réalités physiques et les risques propres aux métiers de la construction nécessitent des mesures de protection adaptées pour les travailleuses enceintes.
Réponse nuancée: « Plusieurs mesures adoptées par notre Coalition témoignent de l’importance que nous avons toujours accordée à celle-ci. Nous pensons, entre autres, aux mesures suivantes: La présentation du PL 27 lequel prévoyait l’instauration d’un Programme de maternité sans danger pour l’industrie de la construction. »
Le PCQ nous a indiqué avoir pris la décision de ne pas donner suite à nos demandes.
Nous sommes pleinement favorables au programme « Pour une maternité sans danger » et au principe voulant que les travailleuses de la construction puissent bénéficier des protections auxquelles elles ont droit.
Aucune réponse en date de publication de ce dossier.
Oui. Un gouvernement solidaire bonifiera le programme « Pour une maternité sans danger » afin de renforcer la sécurité des femmes enceintes et de leurs enfants à naître sur les chantiers et de faire du milieu de la construction un environnement plus adapté à leur réalité.
Pour la CSN-Construction, la représentativité syndicale devrait refléter le plus fidèlement possible la volonté des travailleuses et des travailleurs de l’industrie.
Aucune réponse sur ce sujet dans leur correspondance.
Le PCQ nous a indiqué avoir pris la décision de ne pas donner suite à nos demandes.
Aucune réponse à cette question.
Aucune réponse en date de publication de ce dossier.
Oui. Québec solidaire souhaite accroître la participation directe des travailleuses et travailleurs dans les décisions qui les concernent. Une réforme du mode de scrutin de la Loi R-20 s’inscrit dans cet objectif.
La mobilité de la main-d’œuvre ne doit pas se faire au détriment des travailleuses et des travailleurs qui vivent dans les régions où les projets sont réalisés.
Aucune réponse sur ce sujet dans leur correspondance.
Le PCQ nous a indiqué avoir pris la décision de ne pas donner suite à nos demandes.
La mobilité de la main-d’œuvre peut contribuer à répondre aux besoins de l’industrie, mais elle doit aussi tenir compte des réalités des travailleurs et des entreprises établies dans les régions et des normes qui les gouvernent. Cette approche s’inscrit dans les engagements récemment pris par le Parti libéral du Québec afin de faciliter l’accès des PME québécoises aux marchés publics. Les entreprises d’ici, notamment celles présentes dans nos régions, doivent pouvoir participer davantage aux contrats de l’État et contribuer pleinement aux grands travaux à venir.
Aucune réponse en date de publication de ce dossier.
Oui. Un gouvernement solidaire évaluera les effets des nouvelles règles de mobilité et apportera les correctifs nécessaires afin de protéger les possibilités d’emploi des travailleuses et des travailleurs locaux.
Une meilleure planification des grands projets permettrait de réduire les périodes de surchauffe, de favoriser une plus grande stabilité d’emploi et de mieux anticiper les besoins de main-d’œuvre dans les différentes régions du Québec.
Nuancé: « En outre, nous nous sommes engagés à modifier les méthodes de planification et de réalisation de nos projets d’infrastructures afin d’assurer une plus grande participation du secteur privé, ce qui permettra davantage de prévisibilité et une réduction des coûts. »
« Évidemment, à la lumière des défis en matière d’infrastructures et de logements que le Québec connaît actuellement, nous sommes conscients que des efforts supplémentaires devront être déployés. C’est d’ailleurs pour faire face à ces défis que nous avons récemment annoncé d’importantes mesures afin de permettre à l’industrie de la construction d’être à la hauteur de ceux-ci. Notamment, nous avons annoncé des réformes majeures de la Commission de la construction du Québec et de la structure des métiers, de même qu’une révision exhaustive du Code de construction. »
Le PCQ nous a indiqué avoir pris la décision de ne pas donner suite à nos demandes.
L’industrie de la construction est essentielle à l’avenir économique du Québec. Construire davantage de logements, moderniser nos infrastructures et réaliser les grands projets dont le Québec a besoin exigent une industrie forte, productive et capable de compter sur une main d’oeuvre qualifiée partout sur le territoire.
Pour le Parti libéral du Québec, cette ambition doit aller de pair avec des milieux de travail sécuritaires, une meilleure valorisation des métiers, des parcours de formation adaptés aux besoins de l’industrie et une planification plus prévisible des travaux.
Nous voulons aussi améliorer la planification des travaux publics afin d’offrir davantage de prévisibilité aux travailleurs et aux entreprises.
Aucune réponse en date de publication de ce dossier.
Oui. Québec solidaire est notamment favorable à revoir les mécanismes et critères d’appel d’offres, dans le but de les régionaliser davantage et de lutter contre la précarité de l’emploi.
La transition environnementale entraînera des changements importants dans l’industrie de la construction, notamment dans les méthodes de travail, les matériaux utilisés et les compétences requises.
Aucune réponse sur ce sujet dans leur correspondance.
Le PCQ nous a indiqué avoir pris la décision de ne pas donner suite à nos demandes.
En matière d’environnement, nous souhaitons intégrer davantage l’ensemble de la chaîne de valeur du bois québécois à sa politique d’achat québécoise et à ses grands projets. L’État devra faire preuve d’exemplarité en considérant systématiquement les produits issus de cette chaîne de valeur, du bois de sciage aux poutres et panneaux de bois d’ingénierie, aux composantes et structures préfabriquées, aux panneaux, aux planchers, aux portes, aux moulures, aux escaliers, au mobilier intégré et jusqu’aux armoires fabriquées au Québec, dans ses projets de construction, de rénovation et d’infrastructure lorsqu’il représente une solution appropriée.
Nous croyons que cette approche nous permettra de rendre nos constructions plus écoresponsables et permettra à notre industrie de la construction de s’adapter aux changements de pratiques qui nous sont imposés par la planète.
Aucune réponse en date de publication de ce dossier.
Québec solidaire conçoit la transition environnementale comme une opportunité pour l’industrie de la construction du Québec de se réorienter vers la construction d’infrastructures qui renforcent véritablement notre souveraineté énergétique. Le plan de transition de Québec solidaire prévoit plusieurs mesures afin de développer les infrastructures de transport collectif, les logements sociaux et communautaires réellement abordables et d’encourager la rénovation de bâtiments visant à réduire les factures d’énergie. De plus, Québec solidaire souhaite faire du secteur forestier un pilier de la transition en adoptant une stratégie québécoise de développement du bois d’ingénierie et des matériaux biosourcés, ainsi que de leur utilisation dans la construction.
Un gouvernement solidaire planifiera ses réformes de concert avec les acteurs du milieu de la construction, notamment les organisations syndicales, en plus d’offrir un soutien aux travailleurs et travailleuses pour s’assurer qu’ils et elles ne soient pas les perdants de cette transition.
Dans un contexte de besoins importants en main-d’œuvre, l’industrie doit non seulement attirer de nouvelles personnes, mais également favoriser leur rétention et permettre aux travailleuses et aux travailleurs de développer leurs compétences tout au long de leur carrière.
Aucune réponse sur ce sujet dans leur correspondance.
Le PCQ nous a indiqué avoir pris la décision de ne pas donner suite à nos demandes.
En matière de formation, notre priorité est de valoriser les métiers de la construction et les perspectives de carrière qu’ils offrent, tout en facilitant l’accès à des parcours reconnus et de qualité. Nous voulons mieux arrimer les diplômes d’études professionnelles aux besoins de l’industrie et des régions, et favoriser des parcours qui permettent aux personnes formées au Québec d’intégrer durablement les chantiers québécois.
Nous voulons également mieux valoriser les DEP et les reconnaître pleinement comme une voie de qualification et d’accès durable aux métiers de la construction. L’alternance travail-études constitue à cet égard un complément particulièrement porteur : elle rapproche la formation de la réalité des métiers, facilite l’entrée dans l’industrie, renforce l’acquisition des compétences et favorise la rétention de la main-d’œuvre. Le PLQ a d’ailleurs soulevé à plusieurs reprises les limites des formations accélérées lorsqu’elles ne permettent pas d’assurer une formation suffisamment complète ni une intégration durable dans l’industrie.
Aucune réponse en date de publication de ce dossier.
Québec solidaire est ouvert à bonifier les investissements et l’accès à la formation continue afin d’améliorer la qualification et la rétention de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction. Un gouvernement solidaire évaluera la meilleure façon d’y parvenir.
Les heures non déclarées privent les travailleuses et les travailleurs de revenus, de vacances, de crédits de retraite et de protections sociales en plus de créer une concurrence déloyale dans l’industrie.
Aucune réponse sur ce sujet dans leur correspondance.
Le PCQ nous a indiqué avoir pris la décision de ne pas donner suite à nos demandes.
Nous sommes également favorables à renforcer la lutte contre le travail au noir et les heures non déclarées. Cela passe notamment par des inspections mieux ciblées et un meilleur partage des données entre la CCQ et les organismes concernés afin de détecter plus efficacement les contrevenants.
Aucune réponse en date de publication de ce dossier.
Oui. Québec solidaire s’engage à renforcer les inspections et l’utilisation des données de la CCQ et des organismes gouvernementaux afin de lutter contre le travail au noir et les heures non déclarées. Québec solidaire est d’ailleurs le seul parti à prôner un réinvestissement massif dans les services publics de l’État.