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Prendre soin de son monde, une bouteille d’eau à la fois15 juillet 2026
À la CSN-Construction, la santé-sécurité de nos membres est au cœur de nos priorités. C’est dans cet esprit qu’on est fiers de s’associer à Ö Hydration, une entreprise québécoise qui partage notre volonté de prendre soin des travailleuses et des travailleurs.
Sur les chantiers, surtout pendant les périodes de grande chaleur, une bonne hydratation est incontournable. Elle aide à maintenir son énergie, sa concentration et contribue à prévenir les risques liés au travail sous de fortes températures.
Grâce à ce partenariat, des produits Ö Hydration seront distribués à nos membres lors de nos visites de chantiers ainsi que dans le cadre de différentes activités organisées par la CSN-Construction. Une façon concrète d’encourager de bonnes habitudes d’hydratation tout en rappelant l’importance de prendre soin de sa santé au travail.
« La mission d’Ö Hydration est d’aider les gens à boire plus d’eau, d’une façon simple et agréable au quotidien! Nous remercions la CSN-Construction pour la confiance envers nos eaux vitaminées sans sucre, sans arômes ni colorants artificiels et remplies de bienfaits!
Ce partenariat nous rend très fiers puisqu’il permet de soutenir concrètement les travailleuses et travailleurs sur les chantiers, où une bonne hydratation est tellement essentielle. »
– Cassandra Pichette, fondatrice d’Ö Hydration
Au cœur de cette collaboration, tous les membres de la CSN-Construction peuvent profiter d’un rabais exclusif de 30 % sur les produits Ö Hydration en utilisant le code promotionnel CSN lors de leurs commandes en ligne.
« Les travailleuses et les travailleurs de la construction exercent un métier exigeant, souvent dans des conditions difficiles. À la CSN-Construction, on veut être présents sur le terrain et poser des gestes concrets pour contribuer à leur santé-sécurité. Encourager une bonne hydratation, surtout pendant les périodes de grande chaleur, ça en fait partie.
C’est aussi l’occasion de rappeler que les employeurs ont la responsabilité de fournir gratuitement de l’eau potable en quantité suffisante aux travailleurs! »
– Félix Ferland, président de la CSN-Construction
Au-delà de l’hydratation, la prévention des coups de chaleur passe aussi par l’adoption de bonnes pratiques. La CNESST recommande notamment de se couvrir la tête, de privilégier des vêtements légers, idéalement en coton ou dans un tissu respirant, de prendre des pauses à l’ombre lorsque nécessaire et d’être attentif aux premiers signes d’un coup de chaleur, autant pour soi que pour ses collègues.
Prendre soin de son monde, ça passe aussi par les petits gestes qui font une grande différence.
Restez toujours prudents sur les chantiers!
EN SAVOIR PLUS
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Les vacances de la construction et l’assurance-emploi : mise à jour importante6 juillet 2026
Le 27 mai dernier, nous vous faisions le point sur les nombreuses questions qui circulaient sur les chantiers concernant l’assurance-emploi pendant les vacances de la construction, notamment à la suite de la décision Marquis.
À ce moment, il était encore trop tôt pour savoir exactement comment Service Canada appliquerait cette décision aux travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.
Aujourd’hui, à la suite de rencontres avec eux, nous sommes en mesure de vous transmettre de nouvelles informations importantes.
Selon les détails qui nous ont été communiqués, les demandes d’assurance-emploi visant uniquement les deux semaines de vacances de la construction prévues aux conventions collectives risquent fortement d’être refusées, d’autant plus que Service Canada a indiqué que les employeurs ne devraient pas émettre de relevé d’emploi uniquement pour cette période. Il faut donc s’attendre à ce que les demandes de chômage soient refusées à partir de maintenant.
Cela dit, chaque situation doit être évaluée selon ses faits propres. La réalité de l’industrie de la construction demeure particulière : plusieurs travailleuses et travailleurs changent d’employeur dans l’année, vivent des périodes de chômage plus longues que les deux semaines de vacances, ou n’ont aucune garantie de retour au travail après la période de congé.
FAUT-IL QUAND MÊME PRÉSENTER UNE DEMANDE D’ASSURANCE-EMPLOI?
Si tu as travaillé toute l’année pour le même employeur, que ton arrêt concerne seulement les deux semaines de vacances de la construction et que tu reprends ton emploi avec ce même employeur dès la fin des vacances, tu ne devrais pas présenter de demande pour cette période. Cette situation correspond au cas le plus directement visé par l’interprétation découlant de la décision Marquis.
Cependant, si ta situation est différente, nous te recommandons de présenter ta demande d’assurance-emploi comme à l’habitude.
Par exemple :
– tu ne retournes pas chez le même employeur après les vacances;
– tu as eu plusieurs employeurs dans l’année;
– ton arrêt de travail continue après les deux semaines de vacances de la construction ou tu n’as pas de date de retour confirmée;
– tu n’as pas de date de retour confirmée;
– tu n’as pas reçu de paie de vacances ou une paie de vacances partiel;
– ta situation comporte d’autres particularités;
Même si ton employeur ne produit pas de relevé d’emploi, il est possible de faire une demande auprès de Service Canada. Toutefois, il est possible que ta demande soit refusée.
Il faut également savoir que si tu continues de recevoir de l’assurance-emploi pendant les vacances de la construction car tu roules ton chômage à l’année, Service Canada pourrait éventuellement réclamer les montants versés pour cette période.
SI TA DEMANDE EST REFUSÉE
Si tu reçois un refus de Service Canada, communique rapidement avec nous. Il est important de ne pas attendre, puisque tu disposes généralement de 30 jours suivant la réception de la décision pour demander une révision.
Notre équipe pourra analyser ta situation et t’accompagner dans les démarches, lorsque le dossier permet une contestation. On est là pour toi!
Si un agent de l’assurance-emploi souhaite te parler ou te convoquer à une rencontre, demande-lui de fixer un rendez-vous. Communique ensuite avec nous rapidement afin que nous puissions t’accompagner et assister à la rencontre avec toi.
CE QU’IL FAUT RETENIR
Les nouvelles demandes visant uniquement les deux semaines de vacances de la construction risquent d’être refusées automatiquement.
Il ne faut toutefois pas conclure que toutes les travailleuses et tous les travailleurs de la construction sont dans la même situation.
Si tu n’es pas une personne qui travaille à temps plein pour le même employeur 48 semaines par année, fais ta demande et contacte-nous rapidement en cas de refus.
Il est important de nous appeler dès que tu as une question concernant ta demande d’assurance-emploi ou si tu as des doutes sur ta situation. Nous sommes là pour t’accompagner!
La CSN-Construction continue de suivre le dossier de près et de faire valoir la réalité particulière de notre industrie. Les choses peuvent changer rapidement, et nous vous tiendrons informés des développements.
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Commission de l’assurance-emploi du Canada c CM et al., 2023 TSS 390 (CanLII)
Marquis c. Canada (Procureur général), 2024 CAF 90 (CanLII) [...]
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L’Alliance syndicale alerte sur la sécurité dans la constructionMONTRÉAL, le 28 avril 2026 – En cette Journée de commémoration des personnes décédées ou blessées au travail, l’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie – rend hommage à la mémoire des 73 travailleurs et travailleuses de la construction ayant perdu la vie l’an dernier à la suite d’un accident ou d’une maladie professionnelle au Québec.
Pour les dirigeants syndicaux, cette hausse de cinq décès par rapport à 2024 est une preuve de plus qu’il faut redoubler d’efforts en matière de prévention en santé et sécurité – l’industrie de la construction représentant, à elle seule, près de 30 % de tous les décès liés au travail dans la province.
Projet de loi 27 : un recul majeur en prévention
Cette commémoration s’inscrit dans un contexte politique particulièrement préoccupant cette année, avec le dépôt du projet de loi 27 modifiant diverses dispositions concernant les décrets de convention collective et l’industrie de la construction par le gouvernement du Québec.
Alors que la construction continue de porter le triste titre d’industrie la plus meurtrière de la province, le projet de loi 27 prévoit une diminution importante du nombre de représentant•es en santé et sécurité (RSS) à temps plein sur les chantiers – les RSS étant entre autres chargé•es de porter la voix des travailleurs et travailleuses en matière de santé et sécurité et de faire respecter les règles auprès des entrepreneurs.
Pour les dirigeants de l’Alliance syndicale, enlever un mécanisme de prévention autant central est un recul majeur aussi intolérable qu’inquiétant pour la vie des travailleurs et des travailleuses. Le gouvernement doit revenir en arrière et proposer les amendements nécessaires à son projet de loi pour resserrer les règles, et non pas donner carte blanche aux employeurs pour les contourner. Sans les RSS à temps plein, les chantiers continueront de coûter la vie à trop de travailleurs et travailleuses, insistent-ils.
Les cinq associations syndicales manifesteront ce mardi 28 avril devant les bureaux de la CNESST, à Montréal. Le point de ralliement sera au Complexe Desjardins.
À propos de l’Alliance syndicale de la construction
L’Alliance syndicale est composée des cinq syndicats de l’industrie de la construction : la FTQ-Construction, le Syndicat québécois de la construction (SQC), le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la CSD-Construction et la CSN-Construction. Ils unissent leurs voix pour représenter l’ensemble des travailleurs et des travailleuses de l’industrie. [...]
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Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs décédés ou blessés au travail43 personnes ont péri au travail en 2025 dans le Montréal métropolitain
Montréal, le 28 avril 2026 — Communiqué de presse du CCMM-CSN
Le conseil central du Montréal métropolitain–CSN souligne aujourd’hui la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs décédés ou blessés au travail et déplore qu’en 2025, dans les régions de Montréal et de Laval 43 travailleuses et travailleurs ont perdu la vie en la gagnant. « Chaque mort est une tragédie, jamais ces 43 personnes n’auraient dû mourir en travaillant pour gagner leur vie. Nous devons poursuivre nos efforts pour changer cette triste réalité », déclare Chantal Ide, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.
Madame Ide dénonce, par le fait même, les diverses tentatives du gouvernement de la CAQ visant à miner les mécanismes en santé et sécurité du travail (SST). En effet, tout juste après l’entrée en vigueur des pleins mécanismes de participation en SST dans l’ensemble des milieux de travail l’automne dernier, le gouvernement a changé les règles du jeu en adoptant la Loi 28, Loi visant l’amélioration de certaines lois du travail. Cette loi ampute les mécanismes en SST de fonctions vitales et prévoit également qu’ils ne seront que partiellement mis en place dans le réseau public de la santé, des services sociaux et de l’éducation. « Qui est l’employeur dans le réseau public ? Le gouvernement. Et il décide de jouer avec la santé et la sécurité au travail de ses salarié-es. C’est aberrant. D’ailleurs, la CSN conteste certains articles de cette loi devant les tribunaux », continue Chantal Ide.
Poussant encore plus loin ses attaques envers les mécanismes de SST, le gouvernement a déposé, il y a un mois, le projet de loi 27, qui veut imposer des reculs dans le secteur de la construction. « La construction, c’est le secteur le plus dangereux au Québec ! 77 % des accidents de travail ayant causé la mort en 2025 ont eu lieu sur un chantier de construction. Malgré ça, le gouvernement veut absolument affaiblir les protections dans ce secteur et diminuer grandement la présence des représentantes et représentants en santé et sécurité du travail sur les chantiers », s’indigne Félix Ferland, président de la CSN-Construction.
L’industrie de la construction demeure la plus meurtrière au Québec. « Pendant que le coroner enquête sur quatre décès survenus récemment sur les chantiers de construction, le gouvernement nous envoie le message que, pour lui, ce qui compte, ce sont les profits des entreprises dénonce Félix Ferland. Nous n’accepterons aucun recul en matière de prévention des accidents de travail. Nous maintenons que tous les travailleurs ont droit d’œuvrer dans un environnement sain et sécuritaire. C’est ce à quoi les RSS veillent à temps plein sur les chantiers et cela doit demeurer ».
Les syndicats tentent toujours de faire plus et de faire mieux en SST dans tous les milieux. « Mais quand c’est le gouvernement lui-même qui nous met des bâtons dans les roues, on se dit que la vie des travailleuses et des travailleurs ne pèse pas fort dans la balance pour lui. Et ça, c’est franchement scandaleux », conclut Chantal Ide. [...]
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L’audace patronale sur le dos de la sécurité des travailleurs17 février 2026
Ce matin, dans les médias, certains porte-parole patronaux ont l’audace de prétendre que les représentants en santé et sécurité (RSS) coûteraient « trop cher » et feraient gonfler la facture des condos pour les acheteurs.
Ce que nos chers employeurs oublient volontairement de mentionner, c’est que les RSS ne sont pas des dépenses inutiles : ce sont des travailleuses et des travailleurs qui veillent à ce que leurs collègues puissent terminer leur shift sans finir aux urgences, ou pire encore. Leur présence est importante et essentielle : ils sont nos yeux sur le terrain, ils voient les mauvaises pratiques, identifient les risques, dénoncent les situations dangereuses et travaillent à les corriger. L’implantation des RSS constitue un des gains les plus importants que notre industrie ait connu en SST!
Pourtant, les employeurs nous disent que ça fait trois ans que le programme est en place et que « les accidents ne diminuent pas assez » … Mais si les statistiques ne s’améliorent pas aussi vite qu’on le voudrait, ce n’est pas parce que le programme est mauvais ou inefficace. C’est parce que beaucoup trop d’employeurs ne prennent toujours pas le temps de faire appliquer les mesures réglementaires comme il faut!
On met au défi n’importe qui de nous montrer un chantier 100 % conforme au Québec : il n’y en a tout simplement pas! Il y aura toujours une situation à améliorer, parce que certaines entreprises continuent de privilégier le profit à la sécurité de la classe ouvrière. Pendant ce temps-là, nos travailleuses et nos travailleurs continuent de se blesser, parfois gravement, parfois mortellement. Et ça, on le répète, c’est absolument inacceptable.
Nos représentants en santé-sécurité évoluent dans l’adversité depuis le début
Dire que les RSS ne valent pas leur coût quand le bilan des accidents stagne, c’est oublier que le véritable problème, ce sont les employeurs réticents à faire respecter les règles. On se bat chaque jour contre des patrons qui refusent de désigner des RSS malgré leurs obligations réglementaires, qui mettent des bâtons dans les roues aux RSS ou qui minimisent l’importance de la santé-sécurité. Faut toujours aller plus vite, faire plus d’argent.
Ce n’est pas la présence des RSS qui doit être questionnée : c’est l’application réglementaire des employeurs eux-mêmes!
On sait que le patronat aime ça mettre le blâme sur les travailleurs… Mais dénoncer dans les médias qu’on leur coûte plus cher parce qu’on essaie simplement de faire notre job en sécurité, ça va un peu loin.
La SST : une priorité pour la CSN-Construction
Lors du 70e congrès de la CSN-Construction, au début février, nos membres ont adopté des résolutions sans équivoque, faisant de la santé et de la sécurité du travail une priorité incontournable pour le prochain mandat. Parmi les propositions adoptées, on retrouve notamment :
Qu’on revendique la présence de plus d’inspecteurs de la CNESST sur les chantiers, pour assurer une application rigoureuse et uniforme des lois et règlements.
Qu’on continue de demander le maintien et le renforcement des effectifs de la CNESST et qu’on dénonce toute réduction de personnel, ce qui compromet gravement la mission de l’organisme et met directement la SST de nos travailleurs en péril.
Qu’on poursuive la consolidation du statut des RSS à temps plein, qu’on continue de revendiquer l’accès à des formations complémentaires et continues, au-delà de la formation initiale, et qu’on demande une révision en profondeur du modèle des RSS à temps partiel afin d’assurer une prévention efficace et adaptée aux réalités des chantiers.
Qu’on exige que l’ensemble du financement lié au projet des RSS, depuis l’avis d’ouverture de chantier jusqu’à leur intégration, incluant la formation subséquente et l’accompagnement requis, soit assumé intégralement par la CNESST.
Qu’on continue de pousser pour un seuil de tolérance zéro en SST dans notre industrie, par une présence accrue sur le terrain et dans l’espace public, par la sensibilisation, la formation et la participation aux instances décisionnelles.
Réduire les coûts… à quel prix?
Notre industrie est meurtrière, et depuis bien trop longtemps. On bat des records en ce qui concerne les lésions et maladies professionnelles et les accidents de travail. Et là enfin, on trouve des outils comme les RSS pour améliorer les bilans et protéger nos travailleuses et travailleurs! Et pourtant, certains dirigeants patronaux trouvent encore le moyen de chialer contre ces mesures et d’instrumentaliser la peur du prix à payer pour les acheteurs de condos. C’est la même tactique clichée qu’ils ont utilisée pendant les dernières négos : « C’est l’acheteur qui va payer plus cher ».
Mais à quel prix ? Celui de la vie et de la santé humaine ?
Nous, on ne fera jamais ce choix.
Et si tous les syndicats ont décidé de faire front en santé et sécurité, c’est parce que dans cette lutte, c’est pas la couleur du casque qui est importante. Ce qui compte, c’est que notre monde puisse rentrer chez eux en un seul morceau à la fin de la journée.
La vie de nos travailleuses et de nos travailleurs n’a pas de prix. On ne devrait même pas avoir encore à le rappeler. [...]
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La santé-sécurité au coeur de nos actions5 FÉVRIER 2026, MONTRÉAL
Par Julie Lampron-Lemire, Service des communications (CSN)
Les délégué-es réuni-es au 70e Congrès de la CSN-Construction ont voté hier pour les orientations qui guideront le bureau de direction dans son prochain mandat.
Plusieurs propositions ont été présentées aux membres, qui ont pu débattre sur chacune d’entre elles et poser les bases de la suite à écrire pour l’organisation.
Au cœur des enjeux soulevés : la santé-sécurité au travail, la reconnaissance des occupations spécialisées – notamment l’occupation d’arpenteur – à titre de métier, la formation des travailleuses et travailleurs et une formation initiale pour les manoeuvres, la prochaine ronde de négociation pour le renouvellement des conventions collectives, le maraudage 2027 et la relance du comité de la condition féminine.
« On est en déficit de compétence dans l’industrie aujourd’hui. Il faut former notre monde », a affirmé le vice-président sortant, Jean-Louis Simard.
Avec la pénurie de main-d’œuvre des dernières années et les nombreuses ouvertures de bassins, on assiste à une explosion du nombre de travailleuses et travailleurs non diplômés sur les chantiers. Aujourd’hui, à peine 30 % des nouvelles recrues sont formées, alors qu’on était à plus de 70 % il y a quinze ans. La qualification est gage d’un travail de qualité, mais aussi de santé et sécurité.
La santé-sécurité au travail au cœur de nos actions
C’est bien connu, l’industrie de la construction est un secteur où le nombre d’accidents de travail est largement disproportionné par rapport à la part de la main-d’œuvre qu’elle représente. C’est donc un enjeu syndical majeur.
David Bergeron-Cyr, 2e vice-président à la CSN et responsable SST, et Mireille Pelletier, conseillère syndicale en santé-sécurité et environnement, sont venus parler de santé-sécurité au travail avec les délégué-es du congrès. Les deux sont impliqués dans plusieurs comités de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).
« Siéger au C.A. de la CNESST, c’est être constamment à la défense des droits des travailleuses et des travailleurs. Pour les patrons, toute nouvelle réglementation équivaut à plus de dépense », a affirmé David Bergeron-Cyr.
Fumées d’asphalte : une décennie de combat pour de nouvelles normes
Depuis plus de dix ans, Mireille Pelletier œuvre, entre autres, à faire reconnaître la nécessité d’une réglementation plus stricte encadrant les fumées d’asphalte. Ailleurs au Canada, des normes beaucoup plus sévères sont déjà en place afin de mieux protéger les travailleuses et travailleurs contre les effets nocifs de l’asphalte. Au Québec, la CSN a mené une lutte soutenue pour l’adoption de nouvelles normes, qui entreront finalement en vigueur au printemps.
« Ça va être difficile à mettre en application. Les patrons ne sont pas prêts. Il va falloir se mobiliser et exiger le respect des nouvelles normes », a conclu Félix Ferland, vice-président de la CSN-Construction et responsable SST. [...]
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Bâtir la suite ensemble3 FÉVRIER 2026 – MONTRÉAL
Par Julie Lampron-Lemire, Service des communications (CSN)
Ce mardi 3 février 2026 s’est ouvert le 70e Congrès de la CSN-Construction à Montréal. Des membres représentant l’industrie partout au Québec sont réunis pour définir les orientations de l’organisation pour les quatre prochaines années.
Caroline Senneville, présidente de la CSN, et Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain, sont venus s’adresser aux délégué-es. Ils ont tiré à boulets rouges sur la dérive autoritaire qui secoue notre monde et qui ose remettre en question notre démocratie syndicale au Québec.
La présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec (CCQ), Audrey Murray, a fait le point sur l’industrie de la construction ainsi que ses perspectives d’avenir. « D’ici 2035, en termes d’heures travaillées, c’est dix Baie-James qu’on va construire », souligne-t-elle. Et c’est sans parler des projets d’Hydro-Québec. Selon les statistiques de la CCQ, il y a plus de travailleurs qui partent que de travailleurs qui rentrent sur le marché du travail. Il y a donc un enjeu majeur d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui attend l’industrie de la construction. « On doit donc, entre autres, travailler sur la mixité et la diversité pour attirer des travailleuses et des travailleurs sur nos chantiers. »
Retour sur un mandat haut en couleur
Le comité exécutif et le comité de direction sont revenus sur les trois dernières années. Ce mandat s’inscrivait dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, de multiplication de projets d’envergures et de volonté gouvernementale d’accroître la productivité et la mobilité dans l’industrie.
La CSN-Construction a réussi à faire reconnaître le métier de cheminot à la Commission de la construction du Québec. Cette reconnaissance est une victoire majeure.
La santé-sécurité au travail demeure l’un des grands enjeux aux yeux de tous. L’industrie de la construction est connue pour être la plus meurtrière. En 2024, 15 travailleurs sont morts sur un chantier. La CSN-Construction a fait le choix d’occuper pleinement l’espace public en matière de SST pour dénoncer les situations dangereuses et de rappeler que la prévention ne peut être négociable.
En cours de mandat, le gouvernement caquiste a modernisé la Loi R-20. La réforme est venue introduire plus de polyvalence des métiers, élargir la mobilité de main-d’œuvre sur le territoire québécois, modifier l’accès aux certificats de compétence et favoriser l’accès de l’industrie aux femmes. La CSN-Construction a participé aux consultations et aux instances concernées afin de protéger les conditions de travail. Malheureusement, la majorité de ses revendications n’ont pas été retenues, notamment en ce qui concernait son opposition à la polyvalence des métiers, qui met en péril les tâches de plusieurs métiers et occupations, et la santé-sécurité des travailleuses et travailleurs. [...]
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FAIRE FRONT : unis pour défendre nos droitsLa CSN-Construction invite ses membres à se mobiliser lors de la grande manifestation du 29 novembre à Montréal.
Un mouvement pour défendre notre modèle social
Alors que notre modèle social est fragilisé, que nos services publics peinent à répondre aux besoins et qu’un gouvernement choisit la division plutôt que la solution, la campagne Faire front prend tout son sens. La CSN lance ce grand mouvement collectif pour que nous nous mobilisions, ensemble, afin de dire non aux compressions budgétaires, au virage à droite du gouvernement et aux attaques envers les organisations syndicales. Parce qu’au Québec, les travailleuses et travailleurs méritent mieux. Parce que nous voulons d’un Québec qui agit, qui partage et qui protège. Ensemble, faisons front pour le Québec qu’on veut.
Un gouvernement qui s’attaque à celles et ceux qui font le Québec
Depuis plusieurs mois, les décisions gouvernementales témoignent d’un mépris croissant envers le monde syndical et les travailleuses et travailleurs qu’il représente. Plutôt que de renforcer les services publics, d’améliorer les conditions de travail et de s’attaquer réellement à la crise du logement ou à la pénurie de main-d’œuvre, le gouvernement préfère pointer du doigt les syndicats et réduire au silence celles et ceux qui défendent leurs droits. Les réformes imposées sans dialogue, les compressions dans les programmes sociaux et la centralisation des décisions ont des effets directs sur la population : salaires qui stagnent, perte de pouvoir d’achat, censure du droit de grève et difficulté d’accessibilité aux services publics.
Nous refusons de rester spectateurs. Nous voulons un Québec qui fait mieux, un Québec qui agit pour ses travailleuses et travailleurs, un Québec qui choisit la solidarité plutôt que la division.
Faire front pour le Québec qu’on veut
La campagne Faire front appelle la population à se mobiliser pour défendre un modèle social fort, solidaire et équitable. Elle vise à rappeler que le Québec que nous voulons repose sur des bases simples :
des services publics accessibles et de qualité ;
des conditions de travail justes et sécuritaires ;
une économie au service des gens ;
une transition écologique juste ;
une société où les droits syndicaux sont respectés.
Faire front, c’est défendre la dignité et la voix des travailleuses et travailleurs.
C’est refuser que l’avenir du Québec se décide sans eux.
Rendez-vous le 29 novembre à Montréal
La CSN-Construction invite tous ses membres à participer à une grande manifestation intersyndicale, le 29 novembre, la veille de l’entrée en vigueur de la Loi 14 qui vient brimer le droit de grève. C’est un rendez-vous incontournable auquel toutes les forces vives de notre société sont conviées pour manifester haut et fort notre ras-le-bol devant l’attitude méprisante du gouvernement actuel.
📍 Lieu de rassemblement: Place du Canada, Montréal
🕒 Heure : 13 h 30
📅 Date : Samedi 29 novembre 2025
Cette journée sera un grand moment de solidarité. Des milliers de travailleuses et travailleurs issus de tous les secteurs et tous les syndicats marcheront côte à côte pour rappeler au gouvernement que le Québec appartient à celles et ceux qui le bâtissent jour après jour.
Venez marcher avec nous ! Cherchez les drapeaux CSN-Construction!
👉 Pour tout savoir sur la campagne
👉 Prenez le temps de lire et de signer la déclaration: Le Québec qu’on veut!
👉 Confirmez votre participation sur Facebook
Transport par région
La CSN organise du transport gratuit depuis toutes les régions pour prendre part au grand rassemblement!
Pour vous inscrire :
Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec
Montérégie
Montréal-Laval
Lanaudière
Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
Saguenay-Lac-Saint-Jean
Québec
Laurentides
Cœur-du-Québec
Outaouais
Estrie
Côte-Nord
Bas-Saint-Laurent
[...]
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1961-1968 Chantiers hydroélectiques de Manicouagan-Outardes: des gains majeurs sur toute la ligneTexte tiré du livre Cent ans de syndicalisme québécois dans la construction, publié par la CSN-Construction à l’occasion de son centenaire (1924-2024).
En 1957, après la victoire qui reconnaît leur syndicat CSN, les travailleurs de la construction du vaste chantier hydroélectrique de la Manicouagan établissent leurs revendications pour convenir d’une première convention collective avec la Commission hydro-électrique du Québec. Pour ces membres du Syndicat national de la construction de Hauterive, il importait d’étendre les conditions de travail qu’ils obtiendraient à tous ceux qui œuvreraient sur les chantiers, soit les « quelque 1,500 employés de l’Hydro, de ses entrepreneurs, sous-entrepreneurs et agents », affectés aux travaux de la Manicouagan, comme le précise Le Travail de juillet 1961. On sait que plus de 4500 ouvriers prendront part aux travaux d’envergure durant les années 1960.
L’édition de janvier 1962 du journal de la CSN rapporte que cette première négociation a permis de porter « le salaire de base de $1.45 à $1.70 pour la première année, et à $1.79 pour la deuxième année. Les travailleurs ont obtenu, en outre, 4 fêtes chômées et payées, ce qui n’était pas fréquent dans l’industrie de la construction ». Avant cette négociation, les conditions de travail sont déterminées par les ententes convenues avec les différents entrepreneurs œuvrant sur les chantiers de la Manicouagan.
C’est ainsi qu’au cours de l’automne 1961, les 250 membres de la CSN travaillant sur les chantiers de la Manicouagan pour Janin Construction font la grève pour obtenir la parité avec leurs camarades travaillant pour Hydro-Québec. En se mobilisant, ces ouvriers obtiennent également de leur employeur qu’il leur verse une rétroactivité salariale complète au 29 juin, un gain considérable, et une première, si on considère que la rétroactivité n’existe pas encore aujourd’hui dans le secteur de la construction !
Des « journées d’étude » au printemps
Au cours de 1966, les ouvriers de la Manicouagan sauront faire preuve d’une grande détermination et d’une cohésion sans faille devant l’arrogance des patrons d’Hydro. Et par deux fois, ils dresseront des piquets de grève pour leur faire entendre raison et obtenir le respect.
Le 11 mars de cette année-là, trois ouvriers sont congédiés pour avoir « expulsé » un contremaître du chantier Outardes-3 qu’ils accusent de favoritisme, en raison notamment des heures supplémentaires qu’il accorde arbitrairement. En outre, le contremaître en question a fait l’objet de 14 griefs au cours des 19 derniers mois. Comme le précise Le Devoir du 24 mars 1966, c’est plutôt la centaine de travailleurs qui œuvrent dans le secteur du contremaître en question, qui lui demandent de quitter le chantier. Les trois ouvriers sanctionnés sont ceux qui l’ont accompagné, dans le calme, à l’extérieur du chantier.
À la vue de ces congédiements, il n’en faut pas plus pour que les travailleurs d’Outardes-3 laissent tomber leurs outils et cessent le travail. Les dirigeants d’Hydro ripostent en suspendant indéfiniment les 146 délégués de chantier et agents de griefs, mettant le feu aux poudres aux quatre coins de la Manicouagan. En réaction, les ouvriers quittent un à un les cinq chantiers dans les jours qui suivent pour tenir des « journées d’étude ». La police provinciale est dépêchée sur les lieux. C’est la crise ! Se rendant sur place pour une tournée des chantiers à la rencontre des ouvriers, le président de la CSN, Marcel Pepin, suggère à Hydro de revenir à la situation d’avant le 11 mars. Le but est de calmer le jeu. Toutefois, vu les piètres installations où vivent les membres de la CSN sur les chantiers et à l’écoute de leurs témoignages, il demande que soit menée une enquête complète sur les conditions de vie qui existent sur les chantiers et sur les relations patronales-ouvrières. La vie dans les baraquements est pitoyable et les travailleurs en ont plus qu’assez. La proposition est refusée par les patrons.
Victoire !
Des négociations intensives ont cours durant plus d’un mois et se poursuivent jusqu’au bureau du ministre du Travail à Montréal où, le 18 avril 1966, une entente intervient à la grande satisfaction des milliers de membres de la CSN qui œuvrent sur les chantiers de la Manicouagan. Les suspensions sont levées, mais le cas des travailleurs congédiés est soumis au juge Evender Veilleux, qui agit comme commissaire-enquêteur.
Au cours de l’été, il remet sa décision, les ouvriers congédiés pourront reprendre leur travail le 11 septembre aux mêmes conditions qu’avant les événements et leur ancienneté est maintenue. Le conflit aura aussi permis de former un comité d’étude paritaire consultatif et permanent sur les problèmes de relations humaines à Hydro-Québec. Une première victoire en cette année 1966 ! Mais, déjà, un autre conflit de travail se profile.
Onze jours de grève en août
À peine rentrés au travail, les quelque 4500 ouvriers des chantiers de la Manicouagan-Outardes se penchent sur leurs conditions de travail et sont fin prêts pour mener une autre bataille avec le géant Hydro, le « lion déchaîné ». Un autre choc s’annonce. La convention collective se termine le 4 juin 1966 et on ne leur offre que 0,10 $ l’heure pour chacune des deux années suivantes. C’est bien trop peu !
Les membres du Syndicat national de la construction de Hauterive (CSN) sont en appétit, car il y plusieurs choses à régler. Devant l’intransigeance de leur employeur, ils dressent de nouveau des piquets de grève dès 6 h le 2 août devant les cinq chantiers (Manic 1, 2, 5 et Outardes 3 et 4). Le conflit fera une fois de plus la manchette des quotidiens à travers le Québec, mais il durera moins longtemps que le précédent. Onze jours plus tard, une entente est conclue.
Plus de 95 % des membres acceptent les termes de cette nouvelle convention collective qualifiée de « modèle » dans l’industrie de la construction. Ce qui fait dire au directeur des relations ouvrières de la Fédération du bâtiment, Réal Labelle, s’adressant au quotidien Le Soleil de Québec : « Comparée point pour point, elle est, de beaucoup supérieure à celles qui existent à Montréal », assure-t-il.
Selon Le Devoir, « la nouvelle convention est assez proche des demandes syndicales, au début de la grève, et le président du syndicat, M. Lucien Poulin, n’a pas caché sa satisfaction à la suite de l’assemblée hier » (le 14 août).
Ancienneté, rétroactivité et… matelas à ressort !
Très rares dans les ententes convenues à cette époque, et complètement absentes de toutes celles qui ont suivi à ce jour, l’ancienneté, pour les mises à pied et le rappel au travail, ainsi que la rétroactivité des salaires sont obtenues par les grévistes. Encore aujourd’hui, ces revendications sont toujours portées par la CSN–Construction.
Les ouvriers obtiennent 0,45 $ l’heure au cours des deux années suivantes, dont 0,15 $ à la signature, et un montant forfaitaire de 75 $ en guise de rétroactivité des salaires au 4 juin précédent. Ils bénéficient aussi de huit congés payés, des vacances au taux de 6 %, couvertes par l’employeur, la réduction de la semaine de travail de 60 à 55 heures dès septembre, puis à 50 en mai 1967, et ce, avec pleine compensation !
En outre, le syndicat obtient la fin des classifications A et B à l’intérieur d’un même métier, un gain appréciable qui permettra aux ouvriers classés B d’obtenir un rattrapage salarial. Ce gain est une autre démonstration de la solidarité qui unit tous les membres de ce syndicat. Pas moins de 350 griefs sont déposés par le syndicat en raison de l’iniquité du système de classification. Par exemple, comme le rapporte Le Devoir, « sur 660 menuisiers employés par I’Hydro à Manic-Outardes, 20 seulement étaient dans la catégorie A. Tous les autres recevaient 18 cents de moins que le salaire de base de la catégorie A. L’Hydro paiera à chacun des 350 ouvriers qui ont soulevé un grief de classification, la moitié de la somme additionnelle qu’ils auraient gagnée si le grief avait été concédé, et ce à partir de la date où il a été soulevé ».
Les gains salariaux font en sorte que les syndiqués recevront en moyenne une hausse de près de 1 $ l’heure, au terme du contrat de travail, en 1968.
C’est sans compter l’engagement d’Hydro à fournir des matelas à ressorts à tous les ouvriers, une revendication qui avait été relayée par le président Marcel Pepin, lors de sa visite des chantiers au printemps 1966.
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Pourquoi les salaires dans la construction choquent autant?Avant hier, La Presse publiait un article qui laissait entendre que « les hommes peu scolarisés s’enrichissent »… et que les salaires dans la construction seraient presque un problème social. Ce genre de propos alimente certains préjugés, et oublie de parler de plusieurs réalités importantes de notre industrie. Alors, remettons les choses en perspective :
Pourquoi ça choque autant quand un ouvrier gagne bien sa vie ?
Parce qu’il ne porte pas un complet-cravate?
Pourtant, derrière les « gros salaires » qu’on aime pointer du doigt, il y a :
⚠️ le secteur le plus dangereux et meurtrier au Québec
🦴 des corps brisés, des maladies professionnelles, des douleurs chroniques
❄️ des hivers dehors dans le froid, des étés au gros soleil, des horaires difficiles
Et aussi…
🔹aucune sécurité d’emploi
🔹plus de 100 ans de luttes syndicales, de grèves et de négos pour chaque dollar gagné!
Bien gagner notre vie, c’est un droit qu’on est allé chercher à force de se tenir debout. On s’est organisé, on s’est battu, pis on a fini par obtenir un peu de respect. Et ça dérange?
Faut pas oublier que dans la construction, le nombre d’heures travaillées par année est bien plus bas que la moyenne – on parle d’un salaire moyen de 45 000$. Est-ce que ça choque un peu moins?
Maintenant, pendant que les prix montent partout, nos salaires stagnent. Notre pouvoir d’achat ne suit plus. C’est pour ça qu’on se mobilise!
La comparaison avec les femmes
Oui, l’industrie de la construction est encore trop masculine. Et oui, on veut que ça change. On aimerait bien ça, nous aussi, qu’il y ait plus de femmes sur les chantiers! C’est pour ça qu’on continue de revendiquer des mesures concrètes : accès à l’industrie, rétention, sensibilisation, tolérance zéro au harcèlement et à la discrimination, et une meilleure conciliation travail/famille.
Pas pour cocher une case, mais pour bâtir un vrai milieu de travail inclusif, sécuritaire et durable.
Et on le redira : le vrai problème, c’est pas que la construction paie “trop” – c’est que les métiers traditionnellement féminins sont encore massivement sous-payés et sous-valorisés .
On n’est pas là pour niveler par le bas.
C’est pas nos salaires qui font grimper le prix des maisons ou du panier d’épicerie. C’est peut-être le temps de regarder ailleurs … et de se rappeler que le gouvernement, lui, s’est voté des augmentations de 30%… [...]
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